• Anglais

CHEFS 4 THE PLANET

LE RÉSEAU MONDIAL D'INFORMATION ET DE SOLUTIONS POUR UNE GASTRONOMIE DURABLE

LE RÉSEAU MONDIAL D'INFORMATION ET DE SOLUTIONS POUR UNE GASTRONOMIE DURABLE

Loi Climat : quelles mesures pour l’alimentation et l’agriculture ?

La loi Climat et Résilience va être examinée au Sénat. Que reste-t-il des mesures alimentation et agriculture de la Convention citoyenne pour le climat ? Détails.

Le projet de loi « lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets », plus connu sous le nom de loi Climat et Résilience sera examiné en commission début juin puis mi-juin en séance publique par le Sénat. Inspirée des 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), un groupe de 150 citoyen.e.s convoqué.e.s par Emmanuel Macron, la loi vise à réduire de 40 % les émissions de CO2 d’ici à 2030. 

Auparavant, les députés devront voter solennellement le 4 mai l’ensemble du texte qui a fait l’objet de débats, de modifications, durant près de 20 jours, mais dont l’examen s’est finalement achevé le 17 avril. Un examen qui n’a pas convaincu la CCC comme l’a détaillé Grégoire Fraty, l’un de ses membres au Monde :  « L’examen à l’Assemblée n’a pas révolutionné le texte proposé par le gouvernement. On reste sur une trajectoire qui va dans le bon sens, mais qui mériterait d’aller plus loin. »

Divisée en deux chapitres, la partie « Se nourrir » a été retenue après l’examen du projet de loi par l’Assemblée nationale. L’objectif ? Encadrer et promouvoir une alimentation locale, durable, saine et responsable, prenant en compte les enjeux de l’agriculture de demain, plus respectueuse de l’environnement.

QUELLES MESURES POUR UNE ALIMENTATION RESPONSABLE ?

  • Démocratiser l’offre de menus végétariens dans les cantines

C’est un sujet qui a beaucoup fait parler de lui après que la mairie de Lyon ait décidé de proposer un menu sans viande aux enfants des écoles primaires en février dernier. Alors que la Convention citoyenne pour le climat préconisait de « passer à un choix végétarien quotidien dans les self-services à partir de 2022 », l’Assemblée nationale a coupé la poire en deux. 

 L’État, « qui se veut exemplaire », devra proposer quotidiennement un menu végétarien dans ses cantines ainsi que dans celles des universités, et ce, dès 2023. Les collectivités volontaires pourront également le faire, mais à titre d’expérimentation. Quant aux cantines scolaires, elles devront introduire un choix végétarien hebdomadaire.

  • Une alimentation de qualité et respectueuse de l’environnement dans la restauration collective

Cet article est le prolongement de la loi EGalim, qui imposait à la restauration collective publique que la moitié des produits soient durables et de qualité, avec au moins 20 % de produits issus de l’agriculture biologique à partir de 2025. La loi Climat introduit la restauration collective privée à partir de 2025 et réduit l’échéance à 2022 pour la restauration publique.  

  • Intégrer la dimension climatique dans le PNAN 

Le Programme national de l’alimentation et la nutrition (PNAM) est la ligne de conduite que la politique de l’alimentation et de la nutrition doit tenir durant cinq ans. S’articulant avec le Programme national pour l’alimentation (PNA) et le Plan national nutrition santé (PNNS), il est transversal aux politiques publiques liées à la santé, l’environnement et la transition agroécologique. Cet article prévoit donc d’intégrer la dimension climatique.

DES ARTICLES EN FAVEUR DE L’AGROÉCOLOGIE

  • Mise en place d’une taxe si les objectifs de réduction des émissions liées à l’utilisation des engrais azote ne sont pas tenus

Les émissions liées à l’utilisation des engrais azote sont responsables d’une pollution atmosphérique et de gaz à effets de serre importants. Les articles 62 et 63 prévoient ainsi, à partir de 2024, d’encadrer davantage l’utilisation de cette typologie d’engrais ainsi que d’instaurer une redevance si ces objectifs ne sont pas tenus. 

  • Lutte contre la déforestation importée 

L’article 64 entérine la stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée, passant d’un caractère facultatif à un caractère obligatoire. À compter de 2022, l’État ne se fournira plus en produits qui ont contribué à la déforestation. Pour ce faire, une plateforme sera mise en place afin d’assurer une transparence et la traçabilité de ces produits. 

Lire la suite ici: https://www.carenews.com/carenews-info/news/loi-climat-quelles-mesures-pour-l-alimentation-et-l-agriculture

Autres

Publications

Kit zéro déchet, poisson durable à la cantine :...

A l'occasion de la Journée mondiale de l'océan, le mardi 8...

Les eurodéputés demandent une interdiction progressive des élevages en...

La résolution adoptée jeudi à une très large majorité fait suite...

Peut-on encore manger du poisson ?

Après avoir sombré dans l'excès et trop pêché par ignorance, on...

Les ambitions hors norme de l’agriculture hors-sol

Chouchous de l'agriculture urbaine, l'hydroponie et l'aquaponie ont le vent en...

McDonald’s adopte le Nutri-Score, une première pour un fast-food...

Faire rimer malbouffe et transparence ? C’est le dernier pari de McDonald’s,...

L’alimentation végétale, un nouvel art de vivre ?

(Ecouter: 28 min) Qui a dit que la cuisine végane était...