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LE RÉSEAU MONDIAL D'INFORMATION ET DE SOLUTIONS POUR UNE GASTRONOMIE DURABLE

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Méconnus et moins chers : la revanche des poissons moches

Les poissons moches sont victimes du délit de faciès. Pourtant, ils peuvent se révéler excellents une fois dans votre assiette. Moins chers que les poissons nobles, ils contribuent à la pêche durable.

Des yeux globuleux, un corps de serpent visqueux ou encore une gueule féroce, certains poissons ne donnent pas envie d’être consommés. Ils représentent pourtant un enjeu à la fois environnemental, car ils permettent de préserver les espèces très demandées, et économique, car ils complètent les revenus des pêcheurs. Par exemple, certaines espèces, comme le bar, se reproduisent à une certaine période de l’année durant laquelle il faut éviter de le pêcher. 

Consommer des produits dits « moches », ce n’est pas nouveau. Il y a encore peu de temps, certains légumes étaient, eux aussi, boudés. On pense notamment aux topinambours, qui ne sont pas vraiment appétissants au premier coup d’œil et qui se révèlent très bons au goût. Les fruits et légumes pas assez gros ou biscornus ont désormais fait leur retour dans nos paniers. 

Mais le poisson moins beau a encore du mal à se vendre. Sur le marché dans le reportage en tête de cet article, les clients affirment qu’ils n’achèteront pas un poisson qui ne donne pas envie. Les poissonniers pensent que ces produits sont victimes d’a priori. « Il y a beaucoup de gens qui ont des mauvais souvenirs de la roussette à la cantine parce que ça sentait l’ammoniac, ce n’était pas bon. Il y a un blocage sur ces poissons-là », témoigne Pascal Perron, poissonnier à Bayeux, dans le Calvados. « Je pense que ce sont des mauvais souvenirs et les jeunes veulent manger vite », poursuit-il. 

Si les bars, turbos, ou dorades, des poissons réputés et chers, partent de l’entrepôt des mareyeurs entiers pour être admirés par les clients, les poissons boudés par le consommateur, comme le tacaud, ne connaissent pas le même sort. « On en vend à la grande distribution, à des cantines. On essaye de valoriser notre produit sur les étals de poissonniers, le tacaud, c’est très rare que vous le voyiez entier, on le transforme en filet », explique Estelle Le Prévost, mareyeuse à Port Marée. S’ils sont vendus cinq fois moins chers, les Français se méfient aussi de ce bas prix affiché. Ils privilégient le saumon et le cabillaud qui représentent à eux seuls, la moitié de notre consommation. 

Lire la suite ici: https://www.lci.fr/conso/video-meconnus-et-moins-chers-la-revanche-des-poissons-moches-comme-le-tacaud-2183254.html

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